Présentation à Faenza du volume important dirigé par Carmen Ravanelli Guidotti et publié par « La Mandragora », grâce au soutien de CLAI.
Le vendredi 20 mai à 17h au Cinema Teatro Sarti à Faenza aura lieu la présentation du volume Gentile Fornarini peintre et potier de Faenza – Vie et travail dans le livre de comptes d’un maître de la Renaissance, dirigé par Carmen Ravanelli Guidotti, avec des contributions de Lucio Donati, Valentina Mazzotti, Corina Mezzetti, M. Roberta Stanzani et Marcella Vitali, pour l’éditeur La Mandragora d’Imola. À l’événement, ouvert à toute la ville, seront présents autorités et experts.
“La Coopérative des Travailleurs Agricoles d’Imola, CLAI, est honorée d’avoir soutenu cette opération culturelle à l’occasion du soixantième anniversaire de la création de notre entreprise singulière – précise Giovanni Bettini, Président de CLAI –, singulière par les valeurs qui la caractérisent depuis ses origines, hommes et femmes engagés dans la construction d’une entreprise authentiquement coopérative, ayant au centre de leur action la personne, le sociétaire et son désir de bonheur, qui inclut aussi l’amour pour la culture et la beauté.
Cette œuvre est une contribution originale de très grande valeur pour la communauté de Faenza – poursuit Bettini –, révélée à travers la reconstitution de l’aventure humaine de Gentile Fornarini, un maître de la Renaissance. Il faut donc rendre hommage à Mme Carmen Ravanelli Guidotti d’avoir allié à la connaissance spécifique et aux compétences scientifiques propres à la céramique artistique, reconnues au niveau international, une remarquable dose de courage et de ténacité, que j’ai eu le privilège d’apprécier personnellement, en entreprenant une aventure d’un tel engagement, qu’est la publication de cette œuvre que la chercheuse, Conservatrice Émérite du Musée International de la Céramique MIC, dédie à la Ville de Faenza.”
Faenza, en plus de chefs-d’œuvre de faïence intemporelle, peut se vanter à la Renaissance d’un document extraordinaire sinon unique en son genre : le livre de comptes (« vacchetta ») de Gentile di Antonio Fornarini, peintre et potier, actif dans la seconde moitié du XVe siècle.
Sa publication intégrale était attendue depuis des années par les passionnés du sujet, et aujourd’hui ce volume monographique, de 337 pages, met à disposition la reproduction photographique de l’original en format quasi fac-similé ainsi que l’édition critique correspondante, accompagnée de notes explicatives.
Outre ces aspects fondamentaux, l’œuvre, divisée en deux parties, est accompagnée, dans la première, de plusieurs contributions visant à mettre en relation la figure du maître avec le contexte urbain de la seconde moitié du XVe siècle, ainsi qu’à offrir un aperçu de la vie quotidienne d’un artisan de la fin du XVe siècle à Faenza, mettant en lumière, pour ainsi dire, le côté familial de sa vie.
Dans l’ordre sont présentées des informations sur l’acquisition du manuscrit à la Bibliothèque du Musée International de la Céramique (Valentina Mazzotti) ; suit un profil de la culture artistique faentine dans la seconde moitié du XVe siècle (Marcella Vitali) ; puis la culture artistique s’élargit avec un tableau de Faenza et de sa campagne (Lucio Donati). Cette première partie se complète par deux contributions (Carmen Ravanelli Guidotti), des essais contextuels qui mettent au point non seulement la figure du potier de l’époque, mais aussi des aspects de la vie quotidienne de Gentile.
La seconde partie du volume, entièrement dédiée au manuscrit et aux annexes documentaires (le cœur de ce travail, qui comprend la reproduction photographique et la transcription de la vacchetta) s’ouvre par un examen philologique significatif (Corinna Mezzetti), suivi de la reproduction photographique en dimensions quasi fac-similé qui a l’avantage de restituer une image visuellement réelle de l’original. À la reproduction photographique succède l’édition critique (Carmen Ravanelli Guidotti), structurée avec notes et annexes contextuelles, pour faciliter la compréhension du texte et donc une lecture fluide.
Suivent ensuite une Annexe (Lucio Donati et Carmen Ravanelli Guidotti), qui rassemble selon l’ordre chronologique certains documents afin d’attester la présence du maître Gentile et de ses proches dans l’environnement faentin de l’époque, ainsi qu’un Rapport de restauration conservatrice du manuscrit (Roberta Stanzani). Le volume se conclut enfin par un appareil complexe d’Index analytiques.
La lecture de la vacchetta du maître Gentile restitue et consolide l’image d’un artisan indépendant, capable de se partager entre peinture et arts appliqués, d’un artisan-commerçant capable de se positionner activement en relation avec son monde entre offre et demande, représentant ainsi de manière emblématique la mentalité versatile d’un maître de la Renaissance italienne.